Comment promouvoir les énergies renouvelables au Cameroun ?
- Dieudonné THANG
- 8 févr. 2019
- 2 min de lecture
Editorial du PE2 Numéro 1
GVC tente de répondre à cette question dès les années 1990. Elle se pose lorsque la crise énergétique commence à se faire sentir au Cameroun, avec la baisse considérable de la production du pétrole national, l’absence d’un plan quinquennal qui donne une visibilité du déploiement dans le secteur clé de l’énergie, et surtout, l’actualité relative à la menace croissante de la pollution multiforme dont celle due aux émissions des gaz à effet de serre (GES).
L’une des solutions prônées dans les grands sommets internationaux depuis les années 1970 pour réduire le déficit énergétique et contribuer en même temps à la protection de l’environnement est la maîtrise et l’économie d’énergie qui intègrent le développement de nouvelles sources respectueuses de l’environnement.
Au plan national, GVC a esquissé depuis 1996 des réponses qui vont de l’information, de la sensibilisation, de l’éducation, à la réalisation de projet pilote en passant par un plaidoyer en vue de l’adoption par le gouvernement d’une loi spécifique pour promouvoir le secteur des énergies renouvelables.

Ce travail peut être apprécié à travers quelques publications et réalisations dont: Le Cameroun et l’économie d’énergie en 1997, Quelles politiques pour plus d’investissement dans le secteur des énergies renouvelables ? en 2000, Etude d’impact stratégique en vue de la production et de la commercialisation des biocarburants au Cameroun en 2010, l’installation d’une mini centrale solaire photovoltaïque dans l’arrondissement de Ngan-ha, région de l’Adamaoua en 2011, et l’établissement d’un état des lieux de la réglementation du secteur des énergies renouvelables en vue de faire des propositions au gouvernement depuis mars 2012.
La présente Newsletter de GVC intitulée Politiques énergétiques et écodéveloppement traite essentiellement de cette thématique. Cette première publication semestrielle contient sept (07) articles qui révèlent le potentiel du Cameroun en énergies renouvelables, les enjeux d’une politique et d’un cadre juridique spécifique au secteur, l’apport des énergies renouvelables dans l’électrification rurale et le rapport entre la promotion des énergies renouvelables, la lutte contre le changement climatique et la conservation des écosystèmes.
Aussi est-il important de noter à travers ce numéro que, faire une loi unique pour le secteur d’électricité en y consacrant quelques paragraphes au champ aussi vaste et diversifié des énergies renouvelables que regorge le Cameroun, témoigne d’un manque de maîtrise des enjeux de ces formes d’énergie tout aussi utiles sur les plans socio-économique, de la recherche et du développement technologique du pays, que sur le plan environnemental. Il serait opportun pour le Cameroun de se référer aux exemples de certains pays occidentaux et africains qui ont élaboré des politiques et des lois spécifiques pour le secteur des énergies renouvelables dont la gestion n’est pas moins complexe que les autres domaines d’activités, mais qui présente l’avantage d’être un biotope de la recherche pour l’avenir du développement.




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