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Gestion durable des écosystèmes côtiers et résilience communautaire face aux impacts des projets structurants à Kribi (GECO-Kribi 1er)

Depuis Mars 2026

A l’échelle mondiale, la détérioration des écosystèmes côtiers et marins, la perte de biodiversité, la dégradation des terres et l’augmentation des risques climatiques compromettent la capacité des communautés à assurer leur sécurité alimentaire, leurs moyens de subsistance et leur résilience socio-économique. Ces dernières années, la Commune de Kribi 1 er dans la région du Sud Cameroun fait face à des pressions croissantes exercées sur ses écosystèmes côtiers et marins par les activités du port autonome, les plantations industrielles et les projets énergétiques et miniers. Ces enjeux interconnectés avec des actions telles que la surexploitation des ressources, l’expansion d’infrastructures lourdes, la pollution et les émissions de gaz à effet de serre appellent à des réponses intégrées qui conjuguent restauration écologique, pratiques productives durables et solutions énergétiques sobres en carbone, d’où la conception et la mise en œuvre du projet GECO-Kribi 1er, avec l’appui du Programme de Microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM) du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), dans le cadre de la huitième Phase Opérationnelle (OP 8). Les initiatives stratégiques de l’OP8, sont (i) la conservation communautaire des écosystèmes et des espèces menacés (axe de prédilection) ; (ii) l’agriculture et la pêche durables et sécurité alimentaire ; (iii) les Co-avantages de l’accès à des sources d’énergie à faible teneur en carbone. Le projet GECO-Kribi 1er quant à lui est axé sur la conservation communautaire des écosystèmes et des espèces menacées et contribue également aux objectifs mondiaux d’atténuation du changement climatique et de préservation de la biodiversité.

Le projet s’étend sur une durée de 18 mois, allant de mars 2026 à août 2027. Son implémentation passe par une pléthore d’activités notamment : Le diagnostic écologique participatif et cartographie des zones dégradées ; la création et entretien de pépinières communautaires de 5 000 plants pour mangrove & agroforesterie (Rhizophora, Avicennia, Anacardium, Acacia, palétuvier, etc) ; les campagnes de reboisement communautaire /restauration écologique et de suivi ; la formation sur la gestion durable, mangrove et énergie propre-fabrication et utilisation des fours améliorés ; la promotion de pratiques agroécologiques sur 5 lots à travers la mise en place de parcelles pilotes agroécologiques ; l’introduction et distribution de fours améliorés ; l’élaboration participative d’un plan communautaire de gestion durable des ressources suivi d’un atelier de restitution communautaire ; les sessions de sensibilisation scolaire et communautaire sur la conservation de la biodiversité, etc.

A terme, le projet entend atteindre les résultats et indicateurs appréciables aussi bien sur le plan environnemental que socioéconomique :
Sur le plan environnemental, on aura :
- 2 hectares de mangroves restaurées et gérées durablement, ainsi que 3 hectares de terres converties à l’agroécologie ;
- 100 foyers améliorés déployés et distribués aux ménages afin pour la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES);
- Au moins 10 espèces locales ou protégées replantées pour la conservation de la biodiversité ;
- 8 comités villageois renforcés pour l’amélioration de la gouvernance communautaire de l’environnement.

En ce qui concerne le plan socioéconomique, on aura :
- 250 bénéficiaires directs (140 femmes et 110 jeunes) et 1000 bénéficiaires indirects ; avec un taux de satisfaction d’au moins 80% ;
- Des emplois verts créés et consolidés ; dont 25 emplois temporaires et 10 permanents (pépiniéristes, agents communautaires, techniciens) pour la génération durable des revenus ;
- 100 ménages (30% ; soit 30 ménages dirigés par les femmes) qui adoptent des pratiques agroécologiques durables pour la conservation de l’eau et du sol ;
- Au moins 05 structures communautaires locales (comités, coopératives, GIC, etc.) appuyées ou créées pour la structuration des filières (produits forestiers non ligneux, transformation alimentaire, etc.) ;
- Le revenu moyen ou la sécurité alimentaire sont augmentés de plus de 20 % à travers l’amélioration des techniques de production et la diversification alimentaire.

Ces indicateurs de résultats sont parfaitement alignés avec plusieurs ODD dont :

- ODD 1 – Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde ;
- ODD 2 – Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire et promouvoir l’agriculture durable;
- ODD 5 – Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles;
- ODD 7 – Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable;
- ODD 13 – Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions;
- ODD 14 – Conserver et exploiter de manière durable les océans, mers et ressources marines;
- ODD 15 – Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres et gérer durablement les forêts.

En gros, le projet GECO-Kribi 1 er constitue un véritable vecteur de changement pour renforcer la résilience des écosystèmes de la zone de Kribi ; tout en améliorant les moyens de subsistance des communautés. Sa mise en œuvre inclusive et participative permet une valorisation des connaissances locales et un élargissement des catégories de bénéficiaires en vue d’une réplication future dans d’autres territoires.

Les Chiffres du Projet

XX

Activités/Ateliers organisés

XX

Personnes impactées

XX

Personnes formées

Galerie du Projet

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