
Entre 2022 et 2024
La commune de Lokoundjé, située dans la Région du Sud, Département de l’Océan, est marquée par la présence du jardin botanique de Fifinda. D’une superficie d’environ 4ha, cet espace naturel est mis en péril par des sédiments polluants qui se déversent dans le fleuve Lékoundjé à partir des zones de captage de l’agro-industrie accentuant la destruction de la vie aquatique du fleuve. Le relief naturel est également menacé par un taux élevé d’érosion qui réduit la fertilité des sols et des zones arabes.
Ce projet visait à inciter les communautés riveraines du Jardin Botanique de Fifinda à abandonner les pratiques néfastes à l’environnement au profit d’activités conciliant la conservation, la biodiversité pour le Développement Durable. Pour cela, GVC a expérimenté le système Vétiver1 en s’appuyant sur les potentialités des bénéficiaires. L’objectif susvisé est conforme à l’ODD 15, qui recommande de Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à l’exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.
En parallèle de cet objectif, nous pouvons également noter que ce projet a pour buts l’utilisation et la valorisation de la biodiversité en travaillant avec les communautés, la sensibilisation et la participation du public par les activités de sensibilisation qui seront menées et enfin la gouvernance locale avec l’idée que le projet renforcera considérablement la gouvernance locale et augmentera la participation à la gestion des ressources naturelles.
Cette action contribuera aussi à renforcer la composante communautaire du projet "Amélioration de l'agriculture familiale par la pratique de l`agriculture moderne et compétitive par les filles-mères et les veuves Bagyéli (population autochtone vivant principalement dans le sud-ouest du Cameroun) dans les corridors forestiers de la zone de Lokoundjé".
A travers ce projet et la sensibilisation qui a été permanemment, 5 760 membres directs (962 hommes, 2 079 femmes et 2 255 jeunes, 31 personnes en situation de handicap et 432 Bagyéli) des communautés de 07 villages et 02 campements des peuples autochtones ont été formés sur l’importance de la biodiversité et la nécessité de la conserver à travers la technologie du système vétiver. Dans ces mêmes localités ainsi que dans le jardin botanique, 19 sites dégradés ont été restaurés sur une superficie cumulée de 5 800 m² à travers la plantation de 23 000 plants de Vétiver plantés.
